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Mot du président
"L’objectif que nous nous étions fixés de dégager un profit net sur l’exercice n’a pas été complètement atteint car hors profit exceptionnel des 6,9M€ lié à la vente des filiales étrangères INBOX, le résultat de l’exercice 2010/2011 affiche une perte de 1,5M€, certes à comparer à une perte de 35 M€ l’exercice précédent.
Plusieurs paramètres viennent expliquer la non-atteinte de cet objectif :
- A l’ arrivée de STS dans le capital de Risc Group en janvier 2010, le groupe Risc n’avait plus d’offre produits/services compétitive en prix et crédible en qualité, compte tenu du nombre de litiges existant : cela a impliqué des investissements de l’ordre de 5M€ dans le domaine technique et de l’ordre de 2M€ dans le domaine commercial, sans retombées business significatives sur l’exercice clos au 30/06/2011, mais avec une partie des charges, notamment au niveau des amortissements ou des contrats de location financière ;
- Les directions passées avaient jugé pertinent de réduire en 2007/2008 la part de maintenance dans les contrats vendus de 15% à 6% du chiffre d’affaires et dans le même temps de rallonger la durée des contrats INBOX de 48 mois à 60 mois. Au cours de l’exercice écoulé, nous avons constaté que le suivi d’une base installée de 25.000 contrats coutait à terme plus que les produits de maintenance actuels, ce qui nous oblige pour le prochain exercice à envisager de remonter la part de maintenance de 6% à 10%. Nous avons par ailleurs subi à partir d’avril 2011 une baisse de la marge de reconduction des contrats de l’ordre de 50%, compte tenu de l’allongement mentionné ci-dessus et nous subirons ce phénomène jusqu’au printemps 2012.
- De façon à produire des comptes plus prudents et à améliorer la récurrence des revenus sur la durée, nous avons décidé de commencer en Allemagne à comptabiliser les contrats au fur et à mesure de leur exécution, ce qui a pénalisé le chiffre d’affaires et le résultat de l’exercice d’un montant de l’ordre de 500K€ par rapport au mode historique de comptabilisation de la cession du produit à l’installation.
Néanmoins, l’ensemble de ces éléments ne doit pas faire passer sous silence l’énorme travail de rationalité et de productivité accompli à tous les niveaux du groupe et sans lequel la société aurait cessé de fonctionner depuis longtemps :
- L’ensemble des filiales Risc INBOX ont réduit les litiges techniques et commerciaux de plusieurs centaines à quelques unités parfaitement identifiées ;
- Risc n’est plus dépendant de son seul financeur historique, et de ses conditions financières défavorables, grâce aux services rendus par DEAL IT, filiale de financement du Groupe STS ;
- Le nombre de résiliations de contrats chez Risc Group IT Solutions est en réduction de 50% par rapport à l’exercice précédent, ce qui va contribuer mécaniquement à la croissance du chiffre d’affaires ;
- La qualité contractuelle s’est significativement améliorée grâce au refinancement ;
- Le cœur de réseau de Risc Group IT Solutions a été complètement refondu et sa technologie actuelle classe la société depuis septembre 2011 en 1ère position des hébergeurs nationaux ;
- Au cours du mois d’octobre 2011, Risc Group IT Solutions a réussi à rembourser le solde de sa dette de 13M€ contractée l’an passé tout en gardant une trésorerie de fonctionnement de l’ordre de 4 à 5M€.
Pour espérer dégager un profit durable, il est impératif de pouvoir s’appuyer sur des fondations solides : nous pensons désormais les avoir.
Fort de ces nouvelles bases et de nouvelles offres produits modernes et compétitives:
- Le pôle IT Solutions doit afficher une croissance de son chiffre d’affaires de plus de 15 % sur les 12 prochains mois, la moitié de cette augmentation étant d’ores et déjà signée dans le domaine de la confiance numérique et du cloud,
- Le pôle INBOX a déjà enregistré 90 ventes de contrats de confiance numérique pour un montant de 700K€, entre mai et octobre2011, malgré les deux mois d’été.
Sur la base de ces éléments, nous pensons que l’exercice 2011-2012 dégagera du profit et nous utiliserons ces marges de manœuvre pour poursuivre la politique d’étalement des revenus des contrats INBOX, afin d’augmenter la part de récurrence dans les revenus globaux et la sécurisation du modèle économique."
Bernard Calvignac